Tailler un verger de plein vent

Les arbres fruitiers de plein vent, demi ou haute tige sont des arbres qui ont besoin d’une grande surface pour se développer…
Ce sont des arbres vigoureux et durables ! Quelques conseils et principes de taille…

Un arbre de plein vent, demi-tige (1,60 à 1,80 m de tronc) ou haute tige (supérieur à 1,80 m), a besoin de 50 à 100 m2 pour se développer correctement.

Ces fruitiers plantés tous les 8 à 10 m sont des arbres greffés et leurs porte-greffes sont vigoureux, ce qui engendre une durée de vie importante, une fertilisation facilitée et une meilleure résistance à la sécheresse.
Toutes les espèces fruitières sont concernées, quelles soient à noyaux ou à pépins.

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Comment tailler un verger de plein vent

Tailler n’est pas simple ! Les arbres sont vigoureux et le jardinier utilise la scie arboricole et le grand sécateur en priorité.

La taille de formation est primordiale. Certains ont un port dressé, d’autres pas (voir schémas).
La taille d’entretien (dite de fructification) est identique pour favoriser les sous-charpentières.

Pour ne pas se tromper, supprimer en premier les branches mortes ou malades, ou les gourmands, pensez à désinfecter régulièrement les outils de taille avec de l’alcool (le vinaigre blanc ne sert rien)

7 principes de taille

  1. La coupe doit être franche, nette et précise pour faciliter la cicatrisation et pas trop près d’un œil pour éviter son dessèchement. 
  2. La taille doit favoriser l’entrée de l’air et de la lumière dans l’arbre en respectant l’ordre de diamètre des structures, avec les plus fortes en bas, en évidant le centre de l’arbre des branches rentrant vers l’intérieur (sans excès car protection contre les coups de soleil), et en effilant les pointes des charpentières pour ne favoriser qu’une seule branche «cheffe».
  3. Plus un rameau est incliné vers le bas et maintenu légèrement au-dessus de l’horizontale, plus la mise à fruits est accélérée. Attention, avec un rameau trop incliné, les fruits sont à l’ombre et donc de mauvaise qualité.
  4. Limiter le nombre d’organes fruitiers (donc de fruits) augmente le calibre des fruits et assure une récolte l’année suivante (limitation de l’alternance).
  5. Les fruits sont de meilleure qualité sur le bois jeune.
  6. La sève a un débit plus fort dans les branches charpentières. Le fruit doit être le plus proche possible des zones de haut débit donc des grosses branches.
  7. La fructification est limitée et retardée par des techniques de taille favorisant la production de bois. Une fois l’arbre formé, il faut lui laisser « vivre sa structure » le plus naturellement possible.

Le faux dicton :
« Quand un jardinier se met aux « coings », il ne se punit pas ! »

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  1. Alex

    Bonjour et merci pour votre super podcast !
    Petite question, Eric dit souvent qu’un arbre qui a commencé à être taillé doit continuer à l’être toute sa vie. Mais la toute première taille de formation est elle concernée ? Pour ma part, j’ai planté il y a 1 à 2 ans des scions (de cerisier, prunier, pommier et poirier) que j’ai commencé à former et des quenouilles greffées que je n’ai pas encore taillé (mais qui l’ont été en pépinière pour être formées). ça me plairait assez de ne pas tailler ces petits fruitiers piétons. Est ce possible ? ou alors à partir du moment où on a greffé et/ou commencé à former c’est trop tard ?

  2. jp

    Bonjour les gars… est ce encore utile de vous dire combien votre podcast est bien?… oui, cela fait toujours du bien… je ne trouve rien d’équivalent en fait.

    J’ai commencé un potager avec le premier confinement, et depuis, je vise l autonomie, je suis en bretagne, Finistère nord, le souci ici est le vent, la terre ultra argileuse etc…
    ma question concerne les choux, car c est de loin la culture la plus décevante que j’ai eu, j ai même beaucoup de mal que les choux soient vraiment bio dans le commerce…les chenilles ont tout ravagé, les brocolis montent sans cesse en fleur, les choux chinois sont le restau de magnifiques limaces blanches etc…
    le voisin agriculteur , vous savez la génération qui a tout détruit, celle pour qui le bio n existe pas, m a retourné un bout de terre pour que je plante mes choux, pour lui, je n aurai plus rien , il faut tout arracher avant le 15 janvier, et dans la littérature je lis qu ‘il faut laisser les choux en place… et la… j’ai plein de tête de romanesco qui se forment…. mais il ne comprendra sans doute pas et sera vexé, et j’ai ma date line du 15 janvier…
    puis je transplanter les choux a ce stade de sa croissance?

    Merci encore pour votre bonne humeur, vos conseils précieux…

    • MonJardinBio

      Bonjour JP et merci pour votre question.
      On vous répond dans le prochain podcast 😉

      A bientôt !

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